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Friture de poissons volants de Sir Robert Dudley

mardi 18 septembre 2012, par veronique

Sir Robert DudleyJ’ai cru m’évanouir de bonheur. La cuisine des flibustiers et une étincelle géante dans votre grenier culinaire. j’en suis pantoise, séduite définitivement conquise. On me dira "ma petite, c’est parce que c’est le début, tout est rose ...." et bien non, ce n’est pas rose. c’est puissant, acide, piment, foutument renversant, c’est ingénieux, bien pensé, et bien harmonisé, c’est complexe et d’une simplicité effarante, je m’en lèche encore les doigts d’extase. parce qu’en plus ça reste sur les mains, vous violente la bouche de plaisir quand vous êtes repue, bref ce qu’on peut imaginer de la cuisine pirate (j’ai une grannnnnde imagination).

Il était une fois Sir Robert Duddley qui naviguait autour de la Barbade lorsque tout à coup... des daurades. Banal me direz vous. Pas du tout. Les daurades pourchassent des exocets qui ploum, s’emberlificotent dans les voiles, tombent sur le pont bref échappent a un danger pour en nourrir un autre. donc plein de poissons volants pour le dîner. Mais que faire ? Tomber à terre (mouiller) et faire banquet on the beach. Ce que j’aime aussi dans la cuisine corsaires, c’est qu’on ne passe pas tout de suite à l’acte, on fait mariner le produit.

Prendre les poissons volants et les plumer, les étriper et leur couper la tête.. les faire mariner dans le jus de 4 citrons verts pendant 1 heure avec 2 gousses d’ail pressé, du thym et du romarin. pendant ce temps, piler des noix de cajou (une poignée) au mortier avec du poivre doux, et du poivre jamaïque, 1 manche de fourchette de paprika, 1 manche de fourchette de colombo. Ajoutez 2 c. à soupe de farine grillée (moi j’ai choisi des gaudes : farine de maïs grillée, mais le blé ou l’avoine à mon avis font l’affaire) et du sel. voilà pour la panure. Ensuite trempez les filets de poissons volants (j’ai choisi des sardines jetées en travers de ma cuisine jusque dans l’évier) dans de l’oeuf battu puis dans la panure puis ce poisson défendu dans la graisse chaude. Frire.

Pendant ce temps rôtir des oignons blancs avec du piment doux et quelques râpure de gingembre. Servez tout en abondance et jouissez des croquant des fondants, des saveurs qui vous explosent au fond du palais, des autres qui se révèlent dans la pulpe des joues. De quoi vraiment s’évanouir de bonheur. Et cette recette date de 1595... J’ai accompagné ça d’une belle bière de soif une blanche de chez Coreff Détail : on ne se frotte pas les yeux quand on a touché du piment même très doux, sinon ouille.

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